Étudiant : des astuces concrètes pour économiser vite pendant les études

Lucas, 21 ans, partage son temps entre les amphithéâtres de droit et un job à mi-temps. Face à la montée des frais universitaires et à la vie quotidienne qui pèse de plus en plus lourd, il guette les astuces pour boucler son budget sans se retrouver à découvert. Diminuer les dépenses superflues, vivre en colocation, vendre ce dont il n’a plus besoin : Lucas ne laisse rien au hasard. Il se penche aussi sur les bourses, explore les aides et vise des stages rémunérés, déterminé à alléger sa charge financière sans perdre de vue ses études.

Les aides publiques et privées pour financer ses études

Pour s’en sortir, la première étape consiste à recenser les aides disponibles. Plusieurs dispositifs peuvent faire souffler un vent d’oxygène sur un budget serré.

Bourses sur critères sociaux : attribuées par le Cnous via le dossier social étudiant (DSE), ces bourses tiennent compte de la situation familiale et des ressources. Le montant varie selon l’échelon : de « 0 bis » à 7, cela va de 1 042 € à 5 736 € pour l’année universitaire 2021-2022. L’échelon 0 permet de ne pas payer les droits d’inscription ni la cotisation à la Sécurité sociale étudiante.

Aide au mérite : destinée aux étudiants ayant obtenu leur bac avec la mention très bien, elle représente 900 € par an, pour un maximum de trois ans.

Aide spécifique ponctuelle et annuelle : le Crous peut verser une aide unique allant jusqu’à 2 597 €, ou bien une aide régulière chaque mois, comprise entre 1 042 € et 5 736 € sur l’année.

Mobilité internationale

Partir étudier à l’étranger ouvre droit à différents soutiens financiers, utiles pour ne pas renoncer à une expérience hors frontières :

  • Aide à la mobilité internationale : réservée aux boursiers sur critères sociaux, elle s’élève à 400 € par mois, sur une période de neuf mois maximum.
  • Bourse Erasmus+ : son montant varie selon la destination, de 170 € à 770 € par mois.

Fondations et sponsoring

Les grandes écoles comme HEC ou Polytechnique disposent de leur propre fondation, qui attribue des bourses ou des aides. Certaines bourses très ciblées existent aussi, par exemple la bourse Mariette pour la recherche en archéologie, ou encore des allocations doctorales régionales qui soutiennent les étudiants chercheurs dans certaines régions.

Prêt étudiant garanti par l’État

Pour ceux qui ne peuvent compter sur une bourse, le prêt étudiant garanti par l’État reste une option. Ouvert aux moins de 28 ans, il peut aller jusqu’à 20 000 €, sans exiger de condition de ressources ni de caution parentale. Une solution concrète pour couvrir les frais universitaires quand les autres aides ne suffisent pas.

Travailler durant ses études pour générer des revenus

Face à l’insuffisance des aides, beaucoup misent sur un emploi en parallèle des cours. Les possibilités sont nombreuses, chacun y trouve son compte en fonction de ses contraintes.

Les emplois étudiants classiques

Voici quelques types de jobs souvent choisis par les étudiants pour compléter leur budget :

  • Job à temps partiel : restauration, vente, garde d’enfants… Ces emplois offrent une certaine flexibilité pour concilier travail et études.
  • Travail saisonnier : récoltes, animation en centre de vacances… Ces missions se concentrent sur quelques semaines, permettant de se consacrer pleinement aux études le reste de l’année.

Contrats spécifiques pour étudiants

Certains parcours permettent d’alterner formation et emploi, tout en étant rémunéré :

Type de contrat Conditions Rémunération
Contrat de professionnalisation À partir de 16 ans, jusqu’à 25 ans Entre 55 % et 100 % du SMIC
Contrat d’apprentissage Moins de 30 ans De 27 % à 100 % du SMIC

Le contrat de professionnalisation est accessible dès 16 ans, jusqu’à 25 ans, alors que l’apprentissage vise principalement les moins de 30 ans. Ces formules permettent d’acquérir une expérience professionnelle tout en percevant un salaire.

Travail indépendant

Pour ceux qui préfèrent l’autonomie, le travail indépendant attire de plus en plus d’étudiants. Statut freelance, micro-entreprise ou missions ponctuelles : rédaction, graphisme, web, soutien scolaire. La micro-entreprise facilite la gestion de sa propre activité, en parallèle des études.

Au final, chaque étudiant adapte ses choix d’emplois à ses besoins, à son rythme de vie et à ses ambitions, que ce soit pour payer le loyer ou se donner une première expérience professionnelle concrète.

Adopter des stratégies d’économies au quotidien

Agir sur ses dépenses au quotidien, c’est aussi se donner un peu d’air sans sacrifier l’essentiel. Quelques pistes pour y arriver :

Logement : les résidences universitaires, proposées par le Crous, restent les plus abordables, avec des loyers entre 150 et 400 euros mensuels. La colocation, quant à elle, permet de partager frais et charges, tout en renforçant l’esprit de communauté.

Transport : les abonnements étudiants pour les transports en commun offrent des tarifs attractifs dans la plupart des grandes villes. Le vélo, en ville, combine économie et écologie, tout en s’adaptant au rythme universitaire.

Alimentation : cuisiner soi-même permet de limiter les dépenses. Les restaurants universitaires du Crous proposent aussi des repas complets autour de 3,30 euros, accessibles à tous les étudiants.

Achat de matériel : pour les livres et fournitures, privilégier l’occasion ou le prêt entre étudiants peut faire une vraie différence. Les bibliothèques universitaires et le numérique, avec de nombreux ouvrages en version électronique, offrent aussi des alternatives économiques.

Loisirs et culture : spectacles, cinémas, musées… Les étudiants bénéficient très souvent de tarifs réduits, voire d’événements gratuits proposés par les universités. Être attentif aux bons plans permet de profiter de la vie culturelle sans trop dépenser.

Adopter ces habitudes au fil des semaines aide à garder le cap sur ses finances, sans avoir à rogner sur la qualité de vie.

étudiant finances

Explorer les options de prêts étudiants

Pour financer un cursus long ou faire face à une dépense imprévue, le prêt étudiant est parfois la seule porte de sortie. Le prêt étudiant garanti par l’État se distingue par sa souplesse : il n’exige ni caution parentale, ni condition de ressources, et peut atteindre jusqu’à 20 000 € pour les moins de 28 ans.

Conditions et avantages

Avant d’opter pour ce type de financement, il est utile de connaître les points clés :

  • Montant maximal : 20 000 €
  • Public cible : étudiants ayant moins de 28 ans
  • Conditions : aucune caution parentale, aucune exigence de ressources

Ce prêt offre ainsi une bouffée d’oxygène à ceux qui doivent avancer les frais de scolarité, de logement ou d’équipement, tout en restant accessible.

Autres prêts étudiants

D’autres établissements bancaires mettent sur la table des prêts spécifiques, avec des taux d’intérêt souvent préférentiels et des modalités de remboursement différées. Certains demandent une garantie parentale, d’autres non. Prendre le temps de comparer les offres évite les mauvaises surprises.

Banque Montant maximal Taux d’intérêt Conditions
Banque A 30 000 € 2,5% Garantie parentale requise
Banque B 25 000 € 3,0% Sans garantie parentale

Conseils pratiques

Avant de signer, certains réflexes permettent d’avancer plus sereinement :

  • Évaluer précisément ses besoins
  • Mettre en concurrence plusieurs offres
  • Lire attentivement chaque clause du contrat

Une fois ces précautions prises, le prêt étudiant peut devenir un levier, et non un piège. Pour Lucas et tous ceux qui cherchent à jongler entre ambitions et réalité financière, maîtriser ces outils, c’est s’autoriser à avancer sans crainte sur le chemin universitaire.