On tombe sur une annonce Vinted ou Marketplace avec un Labubu Pop Mart à bon prix, quelques photos floues, et un vendeur qui promet « 100 % authentique ». Le QR code ? Déjà scanné, absent de la photo, ou tout simplement arraché avec l’emballage. C’est la situation la plus courante sur le marché de l’occasion, et c’est précisément là que les contrefaçons passent entre les mailles.
Labubu d’occasion sans QR code : pourquoi la vérification classique ne fonctionne plus
La plupart des guides d’authentification commencent par le QR code et l’hologramme de la boîte Pop Mart. Sur un achat neuf en boutique officielle, c’est logique. Sur une vente d’occasion en ligne, on se retrouve face à trois cas de figure qui rendent ce conseil inutile.
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Le vendeur a jeté la boîte. Il a ouvert la blind box, gardé la figurine, et l’emballage est parti à la poubelle. Pas de QR code, pas d’hologramme, pas de carte de collection.
Le QR code a déjà été scanné. Chaque code Pop Mart ne peut être vérifié qu’une seule fois. Si le premier propriétaire l’a utilisé, le scan affichera « déjà vérifié » ou une erreur, même sur un Labubu parfaitement authentique.
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Le QR code est présent mais provient d’une vraie boîte collée sur un faux produit. Des contrefaçons circulent dans des emballages récupérés ou reproduits. Un QR code valide ne garantit pas que la figurine à l’intérieur est authentique.
Dans ces trois situations, on doit se rabattre sur des indices physiques visibles sur les photos de l’annonce, et sur le comportement du vendeur lui-même.

Authentifier un Labubu sur photo : les détails qui trahissent une contrefaçon
Quand on ne peut pas tenir l’objet en main, on travaille avec ce qu’on a : les clichés de l’annonce. Voici les points à exiger et à scruter avant toute transaction.
Le dessous des pieds, premier réflexe
C’est la photo que la majorité des vendeurs ne publient pas spontanément, et celle qui donne le plus d’informations. Sur un vrai Labubu, le marquage sous le pied comporte le logo Pop Mart et le nom de la série, gravés proprement dans le vinyle ou imprimés sur la peluche. Les contrefaçons présentent souvent un marquage flou, mal centré, ou totalement absent.
Si le vendeur refuse de photographier le dessous des pieds, on passe à l’annonce suivante.
Les dents : un test visuel fiable même en photo
Les dents du Labubu sont un marqueur d’authenticité reconnu par la communauté de collectionneurs. Sur un original, elles sont nettes, régulières, avec une peinture qui ne déborde pas sur les gencives. Les faux montrent des dents souvent plus épaisses, irrégulières, ou peintes de manière approximative.
On demande un gros plan de la bouche ouverte, de face et légèrement en contre-plongée. Sur une photo prise de loin, ce détail est invisible.
Peinture, coutures et texture générale
Les contrefaçons récentes imitent correctement la forme générale, mais les défauts de finition restent visibles sur des photos nettes : peinture qui déborde autour des yeux, coutures irrégulières sur les peluches, plastique anormalement brillant. Un vrai Labubu en vinyle présente une surface légèrement satinée, jamais un aspect plastique bon marché.
- Demander au minimum quatre photos : face, profil, dessous des pieds, et carte/boîte si disponibles
- Vérifier la symétrie du visage, en particulier les yeux et le blush (les faux ont souvent un décalage visible)
- Comparer avec des photos officielles de la même série sur le site Pop Mart ou les comptes de collectionneurs
- Se méfier d’un plastique trop brillant ou d’une fourrure synthétique rase et rêche sur les modèles peluche

Annonce et vendeur : les signaux d’alerte avant même de regarder la figurine
L’objet n’est qu’une partie de l’équation. L’annonce elle-même et le profil du vendeur fournissent des indices concrets.
Prix anormalement bas sur un modèle recherché
Un Labubu d’une série limitée ou épuisée vendu à un prix inférieur au tarif de sortie en blind box ne colle pas. Les éditions recherchées se revendent au-dessus du prix d’achat, parfois largement. Un prix trop bas sur un modèle coté est le premier signal de contrefaçon.
Consulter les ventes récentes de la même référence sur plusieurs plateformes donne une fourchette réaliste. Si l’annonce est très en dessous, la prudence s’impose.
Historique du vendeur et qualité de l’annonce
Un vendeur qui propose simultanément plusieurs Labubu de séries différentes, tous neufs sous blister, à des prix attractifs, ne vide probablement pas sa collection personnelle. Ce profil correspond davantage à un revendeur de contrefaçons importées en lot.
On regarde aussi les évaluations existantes, la date de création du compte, et la cohérence des autres objets en vente. Un compte récent sans historique qui ne vend que des Labubu mérite de la méfiance.
Le refus de fournir des photos supplémentaires
Un collectionneur qui vend un vrai Labubu n’a aucune raison de refuser des photos détaillées. Il connaît la valeur de son objet et sait que la communauté vérifie. Un vendeur qui esquive les demandes de clichés du marquage, des pieds ou de la carte de collection envoie un signal négatif.
Vérification croisée : la méthode terrain quand aucun critère seul ne suffit
Aucun critère pris isolément ne permet d’affirmer qu’un Labubu est authentique. Les retours varient sur ce point dans la communauté, car les contrefaçons évoluent en permanence et imitent de mieux en mieux chaque détail individuellement.
La méthode qui fonctionne repose sur un faisceau d’indices convergents :
- Le marquage sous les pieds est net et correspond à la série annoncée
- Les dents sont régulières, avec une peinture propre
- Le prix est cohérent avec la cote du modèle
- Le vendeur fournit toutes les photos demandées sans hésitation
- La texture, les coutures et la peinture correspondent aux photos officielles de la même série
Si trois de ces cinq points posent problème, on ne prend pas le risque. Perdre une bonne affaire vaut mieux que payer le prix d’un original pour une copie.

Le marché de l’occasion Labubu ne va pas se simplifier. Les contrefaçons gagnent en qualité, les emballages sont de plus en plus fidèlement reproduits, et les QR codes perdent leur utilité dès la première vérification. La meilleure protection reste d’acheter avec les yeux, en exigeant des photos précises et en recoupant systématiquement plusieurs indices avant de valider une transaction.

